Il y a différentes façons de voir cette image.
Pour nous elle représente Caro et sa mère naturelle. 

Un miracle dans notre vie!


L'adoption de notre fille Caroline

Voici une magnifique expérience spirituelle que nous avons vécue et que nous appelons encore un miracle. C'est l'histoire de l'adoption de notre chère fille Caroline. Il nous fait plaisir de la partager avec vous. Ce qui est fantastique aussi, c’est que la mère naturelle de Caro, que nous ne connaissions pas à l'époque, est au courant et d'accord que nous vous la partagions!

Je débuterai en vous rencontant nos attentes et comment ça s'est passé. J'ajouterai aussi un poème que j'avais écrit à Caro il n'y a pas si longtemps. Quant à Den et moi, nous ne croyons pas qu'il est possible d'aimer un enfant plus que ça. 

Lorsque nous étions jeunes mariés, nous nous disions souvent que notre amour était si grand que nous pourrions donner le surplus à un enfant. 

Comme plusieurs le savent déjà, soit parce que vous me connaissez personnellement ou que vous l’avez lu sur mon site, je n’ai pas pu devenir enceinte. Lorsque nous nous sommes mariés, notre plan était que je travaille 2 ans et que j’arrête le temps de porter les enfants et de les élever. Nous voulions 3 ou 4 enfants à ce moment-là. Aussitôt que nous avions su que je ne pourrais jamais enfanter, nous avions immédiatement donné notre nom afin d’être sur une liste d’attente. Dans ce temps-là, ça pouvait prendre jusqu’à 7 ans avant d’entendre parler d’eux (les Services Sociaux). Je dois vous rappeler aussi que dans ce temps-là, nous pouvions encore passer par un médecin et un avocat afin d’avoir un enfant. Alors, voici le miracle que nous avons vécu et qui nous émerveille encore aujourd'hui!

Début de 1979

Den et moi venions de vivre notre fin de semaine <Renouement Conjugal> et je venais tout juste de terminer un cours de Relations Humaines de Sylvia Bergeron (c’était " in " dans ce temps- là). Lors de ce cours, nous devions admettre quelle était la chose qui nous enrageait le plus. Moi, j’ai admis que je trouvais cela injuste que je ne puisse pas avoir d’enfants alors que plusieurs maltraitaient les leurs et en plus, à ce moment là ma chum était enceinte de son 4ième et son dernier avait 14 ans. Pourquoi elle et pas moi. Je me suis finalement dit " je vais aimer cet enfant-là au lieu de pleurer sur mon sort ". J’étais aussi allée visiter mon médecin de famille et je lui avais dit, " Si jamais tu entends parler de quelqu’un qui veut donner son enfant à l’adoption, pour quelque raison que ce soit, laisse-le moi savoir ". En plus, je venais juste d’aller au Manitoba, car une tante m’avait dit que l’adoption était facile par là bas, ce qui était faux.

À cet époque-là, je travaillais pour une grosse compagnie ici à Shawinigan. Ça faisait 6 ans que Den et moi étions mariés et je voulais changer ma vie. Fallait que je trouve quelque chose d’intéressant à faire... comme je n'avais pas d'enfant, j’ai pris la décision de prendre plus soin de moi et d’apprendre le piano.

Une bonne journée, où rien de spécial s’annonçait, j’ai reçu un appel de mon médecin au bureau. Il me dit " Marilyn, es-tu bien assise? " J’ai dit, " oui! " Il ajouta, " tu es certaine d’être bien assise? " J’ai dit, " oui, bien sûr.. qu’est-ce qui se passe… est-ce que Den est correct" et il ajouta " Bien, je crois que j’ai de bonnes nouvelles pour vous!!! " J’ai dit ah ouin, ne me doutant de rien, il ajouta " J’ai un enfant pour vous!!! " Oh mon Dieu! J’ai dit " Es-tu sérieux? " Mes pensées se sont mises à se bousculer. Mon Dieu, c’est sérieux cette affaire-là. Plusieurs prises de conscience sont montées et je me devais d'être honnête et d'y répondre: Est-ce que c’est bien cela que je veux? Je savais que ce serait probablement la seule chance au monde que j’aurais d’avoir un enfant! Je ne voulais pas manquer ses premiers pleurs, sa première dent, et ses premiers pas. Es-tu prête à arrêter tes projets et être maman à plein temps avec cet enfant? Et une p’tite voix se fit clairement entendre dans mon cœur " Oh oui tu es prête, votre rêve se réalise enfin " et j’ai répondu oui oui bien sûr que je veux cet enfant. Et il ajouta, " tu dois en parler avec Den.. et j’ai dit " il veut j’en suis certaine !" Il me dit " Marilyn, tu dois en discuter avec lui, rappelle-moi aussitôt que vous prendrez votre décision! Je ne me souvient plus du reste… je crois lui avoir dit.. tu nous le garde. Offre le pas à personne avant que l'on te donne notre réponse. Après en avoir discuté avec Den, nous avons rappelé le médecin et donnions notre OUI ! Nous flottions sur un nuage!

Caro devait naître dans la première semaine de septembre, elle a su se faire attendre croyez-moi! De plus, nous devions garder contact avec le médecin et l'avocat pour savoir ce qui se passait. Faut pas oublier que dans ce temps-là, on pouvait passer par un médecin et un avocat pour l'adoption. Lorsque je vous disais plus haut que je suis certaine que c’est un miracle, voici la raison :

En décembre de cette année-là une nouvelle loi sortie disait qu’il n’était plus permis de passer par un médecin ou un avocat pour l'adoption. Vu que Caro est née avant décembre 1979, on pouvait encore passer par un médecin et un avocat. Cela était très stressant quand même. Une autre inquiétude qui s’ajoutait c’est que lorsqu’on adopte un enfant, on doit passer des entrevues avec les Services Sociaux, ils nous filment et nous jugent afin de voir si nous sommes des parents adéquats. La personne qui donne son enfant à l’adoption a 6 mois pour revenir sur sa décision (même le moindre appel fait recommencer le compteur à 0), les Services Sociaux ont 6 mois pour te juger bons parents et les parents adoptifs ont 6 mois pour retourner l’enfant (au cas où ça marcherait pas).

Bon revenons à nos p’tits….C’est avec impatience que nous attendions l’appel du médecin, il nous avait dit que cela pouvait retarder, on n'avait pas d'autres choix que d'attendre. Pleins de peurs remplissaient notre esprit…. Et si la mère naturelle changeait d’idée, et si les Services Sociaux l'apprenaient.. et si quelqu’un d’autre qui avait du pouvoir était au courant et ferait les démarches...

Durant cette attente, nous sommes allés acheter l’essentiel, pas trop au cas où ça marcherait pas, c'est-à-dire que nous ne l'aurions pas ou qu'il y ait des complications. C'était un détail, une fois le bébé arrivé nous pourrions compléter les achats.... et il fallait trouver un nom… nous avons choisi le nom Caroline parce que je connaissais quelqu'un qui avait nommé sa fille Caroline et je trouvais cela tellement beau.. Je ne savais même pas qu'il y en aurait autant qui s'appellerait Caroline en 1979. Si c'était un garçon je crois qu'on l'aurait appeler Steve.

Nous savions que la jeune fille en question serait endormie lors de l’accouchement. Je ne savais pas grand chose concernant les grossesses et les complications d’accouchements et nous prions sans cesse afin que tout se passe bien. Le médecin nous confirma que la mère était en bonne santé et qu'il n'y avait pas de maladie grave connue dans la famille de la mère. 

Il y avait toujours une ombre au tableau… et si elle voyait la petite et changeait d’idée ou si les Services Sociaux l'apprenaient et nous empêchaient de l’avoir. Nous n’étions pas au courant de tous les aspects de la loi et nous nous sommes fiés à notre avocat pour le côté légal. On nous avait dit qu’une fois Caro entrée à la maison qu’ils ne nous l’enlèveraient pas… alors vous pouvez vous imaginer l’anxiété que nous pouvions vivre!

Finalement, notre fille est née une semaine plus tard que prévue. Nous étions très désappointés de ne pas pouvoir  aller la voir à l’hôpital. Comme nous avions le goût de la prendre dans nos bras et l’aimer! Et nous prions sans cesse " Mon Dieu, ne nous laisse pas tomber!! ". Nous nous souviendrons toujours de la gamme d'émotions que nous avons vécue dans l'attente de son arrivée à la maison...................


...la suite


 


 



 






Artwork on this set from the works of Ann Geddes.

© Copyright 2001-2011 Chez Marilyn,  Tous droits réservés